Membres de la famille de Dieu – quelle grâce !

Combien sont riches la grâce et la bienveillance du Seigneur à notre égard – tout d’abord pour tout ce qui vit, comme nous le lisons dans le Psaume 147.8 : « Il couvre le ciel de nuages, il prépare la pluie pour la terre, il fait pousser l’herbe sur les montagnes. Il donne la nourriture au bétail et aux petits du corbeau quand ils crient... », fournissant tout ce qui nécessaire pour la vie sur terre. Mais combien plus pouvons-nous nous émerveiller des richesses de sa grâce à notre égard. Le Seigneur s’est fait connaître à nous. Il nous a rachetés. Plus encore, Il nous a fait membres de la famille de Dieu, alors que nous étions auparavant ennemis et étrangers, sans espérance et sans Dieu dans le monde ! « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires ; vous êtes au contraire concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu » (Éph 2.19).

Le thème qui a été choisi pour cette année 2018-2019 dans l’AEEI, c’est « la famille : un enjeu majeur ». Pour commencer cette rentrée, considérons donc ce sujet à partir de la perspective divine : la famille de Dieu.

Méditons un instant combien est riche la grâce de Dieu à notre égard, le miracle de son amour, de sa grâce, par le salut par la foi en Christ et tout ce que cela change, pour demeurer reconnaissants : ce que nous avons reçu, par grâce, ce que nous sommes devenus : membres de la famille de Dieu, mais aussi peuple de Dieu, comme poursuit le passage parallèle en 1 Pierre 2.9-10 :
« Vous, au contraire, vous êtes un peuple choisi, des prêtres royaux, une nation sainte, un peuple racheté afin de proclamer les louanges de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. Vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu compassion, vous avez maintenant obtenu compassion ».
Nous sommes donc membres de la famille de Dieu, nous avons été adoptés, plus même, rachetés de ce que nous étions, pour être élevés avec Christ dans les lieux célestes. Et nous ne sommes pas seulement enfants, mais héritiers, cohéritiers avec Christ, et nous avons un rôle actif dans le service de notre Père, pour proclamer ses louanges, sa gloire, et son salut si merveilleux.
Voilà donc notre « véritable » point de départ, en tant que chrétiens, lorsque nous considérons les diverses questions au sujet de la famille. Nous ne sommes pas orphelins, nous ne sommes pas dans une famille dysfonctionnelle, (même si, tous, notre famille a été « recomposée », justement) !

Quelles en sont les conséquences, pour nous, dans notre vie sur cette terre, pour aujourd’hui et pour demain ? Tout premièrement, nous avons une identité, une identité claire, une identité merveilleuse, par grâce, que personne ne peut nous ôter. Nous sommes enfants de Dieu, membres de la famille de Dieu. (Même si je me répète, c’est tellement important de garder cela ancrée dans nos pensées, notre identité véritable !)

Puis, comme j’aime bien le rappeler lors des bénédictions de mariage, le couple, et par extension, la famille, c’est la seule institution humaine qui n’a pas été créée par l’homme, puisque c’est Dieu qui a formé le couple, pour donner la famille comme « base » de la société humaine. C’est tellement puissant comme vérité que nous lisons en Éphésiens 5.32 que la vie du couple – où le mari aime sa femme comme Christ a aimé l’Église, pour se donner lui-même pour elle – est un mystère, par rapport à Christ et à l’Église. On comprend peut-être mieux dans un tel parallèle pourquoi Dieu lui-même met une telle importance sur le couple, le mariage, la famille !

Pourquoi ? Plus le temps passe, plus je suis convaincu qu’être « fait à l’image de Dieu » est surtout une question de « personnalité », de « personnes ». Dieu, tout en étant un est trois : Père, Fils et Saint-Esprit, et en pleine communion les uns avec les autres. En pleine communication, en pleine harmonie, en accord dans leur volonté, leurs « objectifs » si je puis dire, etc. Considérons donc brièvement les implications et les « retombées pratiques » pour nous de cette communion : Tout d’abord, notre salut, notre adoption, notre paix avec Dieu nous donnent libre accès au Père, en et par Jésus-Christ. Le Saint-Esprit, qui nous habite, intercède pour nous auprès du Père, nous instruit, nous accompagne, et cela, pour toujours, à tout moment. Nous pouvons donc demeurer en communion avec Dieu.

Mais nous sommes donc « faits » donc pour être en communion les uns avec les autres, aux différents niveaux de notre vie : Dans l’Église nous sommes tous frères et sœurs, membres de la famille de Dieu. Et donc, avec, en principe, la volonté et le désir d’être en communion les uns avec les autres, de développer et approfondir les relations dans l’amour. (Et cela s’applique aussi pour ceux et
celles qui sont célibataires – car nous sommes tous membres de la famille de Dieu, et personne n’est seule) !
Que dire pour le mari et la femme, chrétiens, à part que c’est là que peut se vivre encore plus pleinement le développement d’une pleine communion l’un avec l’autre ? Puis, dans la famille, ces mêmes rapports et relations avec nos enfants, nos parents, nos frères et sœurs, à développer, à approfondir, à maintenir, dans l’humilité, en faisant tout pour conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix,
dans l’amour (Voir Éph 4.1-5).


Réjouissons-nous donc d’une telle grâce de Dieu, de ses effets dans notre vie, dans ce que nous sommes devenus, pour louer le Seigneur, et manifester sa grâce, son amour, dans notre manière de vivre, les uns avec les autres, et dans ce monde qui nous entoure !


Henry Oppewall