La véritable piété...

...vient d’une relation vivante et personnelle avec Jésus-Christ !


1 Timothée 3.14-4.2

14 Je t’écris cela avec l’espoir que je viendrai bientôt te voir ; 15 mais si je tarde, tu sauras ainsi comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. 16 Et, il faut le reconnaître, le mystère de la piété est grand : Il s’est manifesté dans la chair, il a été justifié dans l’Esprit, il est apparu aux anges, il a été proclamé parmi les nations, il a été cru dans le monde, il a été enlevé dans la gloire. 1 Pourtant l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns s’éloigneront de la foi pour s’attacher à des esprits d’égarement et à des enseignements de démons, 2 par l’hypocrisie de discoureurs de mensonge marqués au fer rouge dans leur propre conscience.


2 Timothée 3.1-5

1 Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. 2 Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, 3 insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, 4 traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, 5 ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là.



L’apôtre Paul avait écrit à Timothée pour qu’il sache et montre aux fidèles d’Ephèse comment bien se conduire dans la maison de Dieu (3.15).

L’accent principal des ces lettres est sur l’importance de la « doctrine », de la connaissance de la vérité, car c’est justement cette doctrine qui nous permet de bien nous conduire dans la maison de Dieu.


Dans ces versets, Paul contraste deux types de personnes : les faux docteurs, qui sévissent alors dans l’église d’Ephèse, et les enfants de Dieu.


Les faux docteurs, en enseignant l’erreur et le mensonge, mènent les gens vers l’erreur et détruisent le témoignage de l’église locale. Au contraire, l’église locale (et donc les membres qui la composent), par sa conduite et son message, devrait être « l’appui » de la vérité (3.15) ! Elle n’est pas la « source » de la vérité mais son existence, si elle se comporte « bien », devrait être un appui visible aux vérités invisibles, une vitrine de l’amour inconditionnel de Dieu, de son pardon, de sa grâce, de sa miséricorde, de sa sagesse, de sa perfection !


L’église locale devrait être aussi une « colonne » qui appuie la beauté et la grandeur de Dieu (3.15). Elle n’est pas ce qui fait « tenir debout » la maison de Dieu mais elle doit embellir et attirer davantage les regards, tout comme les colonnes du temple de Diane embellissaient le temple et attiraient les regards de ceux qui étaient à Ephèse.

Pour résumer, l’appel de l’église locale (et de chaque chrétien qui la compose) est non seulement d’être témoin de la vérité mais aussi et surtout de vivre dans la vérité.


C’est d’ailleurs exactement le sens du commandement nouveau de Jésus, en Jean 13.34-35 : Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.


C’est également le sens de la prière de Jésus pour notre unité, en Jean 17.20-23 : Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un – moi en eux, et toi en moi – afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés, comme tu m’as aimé.


Et la vérité essentielle c’est Jésus-Christ et ce qu’il a accompli sur la croix pour apporter le salut à quiconque croit en Lui pour le pardon de ses péchés.

Ainsi, comme le rappelle Paul à Timothée, ce que nous croyons et en qui nous croyons doit avoir un effet direct sur ce que nous vivons, doit nous permettre de bien nous comporter dans la maison de Dieu.


Le mystère de la piété est en fait une personne ...

Et remarquons que Paul, dans ce passage, ne parle pas d’une liste de règles et de commandements à observer ! Pas de « il faut », « y a qu’à », « on doit » !... Parce que ça, les faux docteurs, les faux frères, savent s’y plier, savent observer des listes de règles et de commandements, savent imiter les enfants de Dieu… Pour un temps en tout cas… Ils ont « l’apparence » de la piété nous dit Paul, mais ils en renient ce qui en fait la force (3.5) ! Ils renient Christ et sa Seigneurie dans leur vie.


La piété, ce n’est donc pas notre « religiosité », le fait de lire la Bible ou de prier ou de fréquenter une église ou encore de faire des œuvres, même si cela est important pour tout enfant de Dieu. Car le mystère de la piété est en fait une personne, « manifestée dans la chair, justifiée dans l’Esprit, apparue aux anges, proclamée parmi les nations, crue dans le monde et enlevée dans la gloire » (3.16). Cette personne c’est Jésus-Christ ! Notre piété découle donc de notre relation vivante et personnelle avec Jésus-Christ, et c’est cette relation, vraie et sincère, qui débouchera sur des actes d’amour, vrais et sincères à leur tour, sur des actes de piété, et qui fera que l’église locale dont nous faisons partie glorifiera le Seigneur !


Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! (2 Pierre 1.2)


- Frédéric Masson, Ancien à l'Eglise de Lyon-Ouest