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Pour une prière de Rentrée Inspirée

En cette rentrée vers une nouvelle école, une nouvelle fonction professionnelle, une monotonie redoutée, ou la retraite, imaginons que Dieu nous dise : « Demande-moi ce que tu veux que je te donne. ». Que lui demanderions-nous ?




C’est ce qui est arrivé au jeune roi Salomon, il y a presque 3 000 ans, au tout début de sa prise de fonction. Son père, qui avait assis la réputation de la famille depuis 40 ans, venait de mourir. Désigné pour lui succéder, son fils était pris comme de vertige en pensant à la tâche qui l’attendait... à en faire des cauchemars ! C’est à ce moment que Dieu lui a dit : « Demande ce que tu désires que je te l’accorde ». Plus loin, le récit biblique précise que sa prière « plut à Dieu » (1 Rois 3.10). Comment ce récit peut-il contribuer à nous aider à forger des prières qui plaisent à Dieu, car l’épître de Jacques dit que l’on peut « mal demander » (Jacques 4.3).

Le double fondement de la demande de Salomon

Pour Salomon, la prière n’est pas un simple « lieu de paroles », centrée sur soi-même, pour « SE faire du bien », dans « le vide ». Salomon parle à un Dieu personnel et fonde sa demande sur deux faits avérés : l’un historique, fruit du regard lucide sur Dieu, l’autre présent, fruit du regard lucide sur lui-même.

1. Sa demande s’enracine dans le souvenir de la bienveillance (hésed) de Dieu, déjà manifestée dans l’histoire familiale. L’Éternel a soutenu son père dans l’exercice de la profession à laquelle Il l’avait appelé (1 Rois 3.6).

2. Puis Salomon regarde la situation immédiate, telle qu’elle est. Dieu l’appelle à succéder au métier de son père sans qu’il n’ait la possibilité d’y renoncer, mais il manque cruellement d’expérience pour administrer le peuple devenu si nombreux. Ah, ces chiffres qui font peur ! (1 Rois 3.7).

Dans sa prière : « Accorde donc à ton serviteur un cœur apte à écouter pour juger ton peuple, pour distinguer le bien du mal ! » (1 Rois 3.8), le jeune roi se place en position de serviteur du Dieu vivant et lui demande les capacités d’exercer le métier pour lequel Il a décidé de le recruter.

La triple réponse de Dieu

Voici ce qui plut à Dieu : « puisque tu ne réclames pour toi ni une longue vie, ni les richesses, ni la mort de tes ennemis, mais que tu demandes de l'intelligence pour exercer la justice, je vais agir conformément à ta parole.» (1 Rois 3.11-12a). L’Éternel accorde à Salomon non seulement les moyens d’accomplir son travail, mais lui promet encore ce qu’il n’a pas demandé : sans conditions, la richesse et la gloire et, sous certaines conditions, une longue vie (1 Rois 3.13-14).


La triple réponse de Salomon

En réponse, Salomon se lève, se rend à Jérusalem et se présente d’abord devant l’arche contenant le souvenir de l’Alliance scellée par Dieu avec son peuple (la manne, le bâton d’Aaron et les tables de l’Alliance). Puis il offre à Dieu des sacrifices de communion ou de paix. La part des sacrifices consommée par le fidèle, selon la loi de Moïse, est partagée avec ses serviteurs pour un festin de paix devant Dieu (1 Rois 3.15).

Une prière de rentrée

À la suite de Salomon, puissions-nous nous souvenir des manifestations concrètes de la bonté de Dieu dans notre histoire, nous reconnaître serviteurs de notre Maître dans notre contexte d’études, de travail, ou de vie, et demander, non l’absence d’opposition, ou la disparition des camarades ou collègues pénibles, ni l’absence de tout stress, mais l’intelligence de faire ce à quoi nous sommes appelés. Ensuite, rapprochons-nous de la croix, où Jésus a scellé la Nouvelle Alliance, pour faire de nous « une race élue, une communauté de roi-prêtres… » (1 Pierre 2.9) et offrons toute notre vie comme un sacrifice vivant, saint, qui plaise à Dieu (Romains 12.1) et communique la joie et la paix tout autour de nous.


- Anne Ruolt, Professeur à l’Institut Biblique de Nogent

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