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L’obéissance à la Parole de Dieu : fondement d’une foi qui espère

Matthieu Bartel
il y a 9 heures
4 min de lecture

Hébreux 11 est connu comme étant le chapitre des « témoins de la foi », et le verset 1 est peut-être le plus connu : « la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». Parmi ces témoins de la foi, un homme se démarque.


Nous lisons au verset 7 :

C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi. (NEG 1979)



Noé espéra en Dieu envers et contre tous (à l’exception de sa femme, ses fils et les femmes de ses fils). Nous pouvons dire qu’il avait la foi qui espère. Moqué et raillé par ses contemporains, il a espéré cent vingt ans (Genèse 6.3) le juste jugement de Dieu sur une génération corrompue et l’aube de jours radieux. Les hommes de son temps ne savaient plus faire qu’une seule chose et ils y excellaient : remplir la terre de violence (Genèse 6.11ss). Aussi, les limites à la patience de Dieu arrivèrent à leur terme et son juste jugement s’est exercé comme seul espoir de notre monde pécheur. Dieu a mandaté Noé pour « prêcher » par la construction d’une arche, la repentance à sa génération. Toute l’espérance de Noé reposait uniquement sur une chose : la Parole de Dieu. Et il y ajouta son obéissance. Étant donné que : « tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que […] nous possédions l’espérance » (Romains 15.4), l’exemple de cet homme nous interpelle à évaluer et ajuster notre propre foi et son corollaire, l’espérance.


Une obéissance à toute épreuve

La foi de Noé est remarquable à plus d’un titre. En effet, il n’avait pas de preuve visible pour consolider sa confiance en Dieu, mais sa Parole lui suffisait. Il crut Dieu et il a construit une arche. Il a tout abandonné pour se lancer dans ce projet pendant plus de cent ans parce que Dieu le lui avait commandé. Sa vie d’époux et de père de famille a été bouleversée dans un tournant qu’il n’avait pas imaginé. De plus, il vivait en Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate. L’océan le plus proche se trouvait à des milliers de kilomètres. De même, abattre des arbres pour une construction c’est une chose mais construire une arche sur une période d’une centaine d’années en est une autre. Mais il avait foi en la Parole de Dieu, il y obéissait et espérait. Il « exécuta tout ce que l’Éternel lui avait ordonné » (Genèse 7.5). Il persista dans l’obéissance car il était résolument convaincu de l’autorité existante dans l’ordre de Dieu. Tout ce que faisait Noé était empreint de crainte de Dieu.


Comme Noé, les vrais disciples nourrissent leur foi et leur espérance sur la Parole de Dieu seule et sur son amour. Or « l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5.5). De même, seule l’obéissance à cette Parole nous garantit d’avoir part à cette espérance, comme Noé. Alors qu’en est-il de la place de la Parole de Dieu, la Bible, dans notre vie et dans la vie de notre Église locale ? A-t-elle la première ou une parmi d’autres ? La lisons-nous ? La méditons-nous ? L’étudions-nous ? Lui obéissons-nous ? Notons que l’obéissance de Noé eut une conséquence particulière : elle condamna le monde (Hébreux 11.7). Comment ? En construisant l’arche. Le message de cette construction était : « Dieu va vous juger, Dieu va vous juger, repentez-vous ». L’obéissance des enfants de Dieu à sa Parole conduit inéluctablement au jugement de Dieu envers ceux qui le rejettent.


La confirmation du Nouveau Testament

Une étude attentive de la vie du Seigneur Jésus-Christ, principalement dans les écrits de l’apôtre Jean, permet d’identifier un lien entre la foi, l’obéissance et l’espérance. Dans 1 Jean 2.6, il est dit : « Celui qui dit qu’il demeure en lui (le Seigneur Jésus) doit marcher aussi comme il (le Seigneur Jésus) a marché lui-même ». Chez l’apôtre Jean, le terme « demeurez » est synonyme de « marcher dans la lumière » ou « le connaître ». Le chrétien marche donc comme le Maître (le Seigneur Jésus) a marché. Il est notre modèle. L’obéissance consiste à lui ressembler. En toute chose il a cherché à honorer et accomplir la Parole de Dieu.


L’Évangile de Jean rapporte un certain nombre de paroles fortes du Seigneur à propos de son obéissance parfaite envers son Père : « car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (6.38) ; « mais afin que le monde sache que j’aime le Père, et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné » (14.31) ; « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » (8.29). Alors que l’angoisse le saisissait à son point le plus culminant, il a dit : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22.42). Sa confiance était totalement en Dieu et en sa Parole. Il espérait en lui seul. Emboîtons-lui le pas, mettons ou remettons Dieu et sa Parole au centre de nos vies et de nos Églises locales, alors nous aurons la foi qu’il faut pour espérer.


-Matthieu Bartel, pasteur à l'Eglise de Bobigny

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